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ISRAËL = APARTHEID

ISRAËL = APARTHEID

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Alors que l'on pouvait estimer que la notion d'apartheid avait disparue en même temps que le régime qui l'avait instituée, on lit sous la plume de Richard Falk, expert indépendant du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, que la politique d'Israël dans les territoires palestiniens occupés a, tous signes les distinctifs de "l'apartheid et du nettoyage ethnique".

Il s'agit d'une accusation particulièrement grave qu'il convient d'examiner en se rappelant ce qui caractérisait l'apartheid tel qu'il était pratiqué en Afrique du Sud.

Définition :

Apartheid, signifie « séparation, mise à part ». La politique d'apartheid se voulait l'aboutissement institutionnel d'une pratique jusque là empirique de ségrégation raciale, élaborée et mise en place en Afrique du Sud.

L'apartheid consistait a maintenir la population noire dans un état d'infériorité en lui infligeant un statut dégradant.

A titre d'exemple, un noir ne pouvait épouser une blanche et réciproquement. Les enfants des familles noires ne pouvaient étudier dans les mêmes écoles que les blancs. Les transports en communs prévoyaient une séparation entre blancs et noirs. Dans les lieux publics, un noir ne pouvait s'asseoir aux côtés d'un blanc. Dans les hôpitaux les soins réservés aux blancs n'étaient pas accessibles aux noirs. La même pratique se retrouvait dans la quasi totalité des corps de métier.

Dans bien des cas, les noirs des pays limitrophes étaient "importés" en Afrique du Sud pour un temps déterminé et étaient renvoyés dans leur pays d'origine à l'issue de leur contrat.

Examinons si ces discriminations s'appliquent pour Israël comme l'affirme Richard Falk

Reprenons les exemples proposés :

Le mariage :

- En Israël, un arabe peut-il épouser une israélienne ?

La réponse est positive. Rien dans les lois et règlements régissant l'état d'Israël n'interdit à un citoyen arabe d'épouser une citoyenne israélienne juive ou non.

La rue :

En Israël, un arabe est-il libre de ses mouvements ?

De nouveau, la réponse est positive. Rien dans les lois et règlements régissant l'état d'Israël n'interdit à un arabe israélien de se déplacer comme il l'entend, sur l'ensemble du territoire.

Il suffit de passer la frontière qui sépare Israël de la Jordanie pour trouver le panneau suivant :

Dans les faits, chaque israélien peut franchir la frontière jordanienne avec l'autorisation des autorités locales.

On trouvera ci-dessus une illustration de la ségrégation raciale telle qu'elle est pratiquée par les arabes de Judée Samarie.

Si un tel panneau avait été trouvé en Israël on n'imagine le tollé des ONG pro-palestiniennes.

Peut-on rappeler qu'en 1947 les jordaniens occupèrent la vieille ville de Jérusalem dont ils chassèrent en totalité les juifs qui y habitaient. De plus environ 80 synagogues qui s'y trouvaient ont été détruites. On cherchera vainement une condamnation de ces faits qui sont non seulement ségrégationnistes mais caractéristiques d'une volonté de déjudaïser la ville juive, plusieurs fois millénaires de Jérusalem.

L'université :

En Israël, les universités sont-elles librement accessibles aux arabes comme aux juifs ?

De nouveau, la réponse est positive. Rien n'empêche un étudiant arabe de s'inscrire à l'université et d'y étudier.

La profession de l'auteur de ces lignes l'oblige à des séjours fréquents à l'intérieur du campus de l'université Guivat 'Ham de Jérusalem.

Ajoutons que les étudiants arabes en proportion importante, bénéficient d'une discrimination positive qui consiste au moment des tests psychométriques à les avantager par une avance de points. Il n'existe pas de siège réservé aux israéliens sur lesquels ne pourrait s'asseoir un étudiant musulman. Il en est de même à la cantine ou l'on ne trouve aucune place réservée à une catégorie particulière de la population estudiantine. La seule discrimination connue concerne les professeurs qui ont des tables qui leur sont réservées mais ceci indépendamment de leurs orientations religieuses.

Les transports en commun :

En Israël, les arabes peuvent-ils prendre les mêmes moyens de transport que les israéliens ?

De nouveau, la réponse est positive. Les trains, les autobus, les tramways, les taxis sont librement accessibles aussi bien aux juifs qu'aux arabes. Pour ce qui est des taxis, une grande partie d'entre eux sont conduits par des arabes qui chargent indifféremment leurs clients juifs ou arabes.

Les hôpitaux :

En Israël, existe t'il un traitement différent dans les hôpitaux selon qu'il s'agisse de juifs ou d'arabes ?

De nouveau, la réponse est positive. Nous sommes persuadés que des visiteurs venant pour la première fois en Israël seraient surpris de constater que dans les salles d'attente il y a habituellement autant et quelques fois plus d'arabes que de juifs. Il ne viendrait à l'idée de personne de subordonner la qualité des soins prodigués par un hôpital, à l'origine du malade. Bien plus, les patients peu familiers avec le personnel médical israélien seraient probablement surpris de constater qu'une importante partie du corps médical hospitalier est arabe. Pour ce qui est de la pratique religieuse dans les hôpitaux, les facilités existent aussi bien là que dans les autres lieux publics.

Les aéroports :

Il existe une salle de prières commune aux trois religions.

Les magasins:

Il n'existe pas de caisses réservées aux musulmans pas plus que dans les cinémas et salles de spectacles.

La tenue vestimentaire :

Les femmes musulmanes sont habituellement revêtues d'une tenue distinctive dont elles n'hésitent pas à se parer. Il va de soi que si une discrimination vestimentaire quelconque existait à l'encontre de la population arabe ou autre, l'adepte de cette religion hésiterait à se distinguer de son environnement et a revêtir une tenue distinctive.

En conclusion

Que reste-t- il de l'accusation d'apartheid qui serait pratiquée en Israël ?

- Rien. Strictement rien.

Cette accusation est d'autant moins bien venue de la part d'arabes quand on sait qu'au Maghreb, ils considéraient et ceci est toujours actuel, les juifs (et les chrétiens) comme une population inférieure. Nous faisons allusion au régime de dhimmi.
Pour ce qui est de l'accusation de "nettoyage ethnique", rappellerons que Mahmoud Abbas a déclaré qu'il refusait la présence, ne serait-ce que d'un seul juif, dans sa future Palestine. On imagine les cris d'indignation de monsieur Falk s'il avait trouvé une déclaration semblable dans un document israélien.

 

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