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Et tu haïras ton prochain comme toi-même…

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Si Moïse a écrit de sa propre main le Pentateuque, qu’il en a remis un exemplaire à chacune des douze Tribus d’Israël et déposé un autre dans l’Arche d’Alliance, l’ordonnancement, les commentaires, il les a transmis oralement à tout le Peuple présent.
Il est impossible de lire la TORAH écrite sans aboutir à des impasses, si l’on ne se sert pas de la TORAH orale - Exode 24-12 : "Je te donnerai… La TORAH écrite ET son Ordonnancement".


Il est contreproductif, illusoire, utopique, vain, d’essayer de comprendre la TORAH écrite sans se référer aux commentaires des exégètes - Deutéronome 17-11 "Tu te conformeras à la doctrine qu'ils (les rabbins de ton époque) t'enseigneront, selon la règle qu'ils t'indiqueront, ne t'écarte de ce qu'ils t'auront dit ni à droite ni à gauche ".


TORAH écrite et TORAH orale découlent toutes deux de la voix de Moïse. La TORAH orale, a été transmise et enseignée de maître à disciple à partir de Moïse. Celui-ci l’a confiée à Josué et Pin'has puis transmise à Eléazar, Héli, Samuel, le Roi David… jusqu'à Ezra et enfin à la Grande Assemblée, le SANHEDRIN des cent vingt sages–scribes, dits SOFERIM qui travaillèrent en collectif sur cet enseignement divin. À l’époque de la domination grecque, ce forum fut composé de soixante et onze membres qui étudièrent les textes deux par deux, à l’instar de Hillel et Chamaï. Prophètes, sages, Tannaïm, Amoraïm, Guéonim, Rishonim, A’haronim, ainsi que tous les autres grands rabbins, sont les maillons d’une chaîne qui se poursuit continûment, quelques soient les railleries, tourments et persécutions, jusqu’à nos jours. Chacun s’est fait fort de s’attacher au texte, en respectant le moindre YOUD dans toute sa pureté, afin de le transmettre indemne de toute trahison à la génération suivante et selon son langage propre. La TORAH orale, parce que le Second Temple fut détruit et les juifs exilés de toutes parts, fut mise à l’écrit (hébreu et araméen). On l’appelle depuis, le TALMUD.
Cette impressionnante chaîne de transmission qui a enjambé des siècles d’histoire, les plus grand9s de nos rabbis la conservent encore précieusement. Et, l’un après l’autre, ils nous garantissent l’authenticité de la Parole Divine, celle qui un jour fut confiée à nos patriarches sur le Mont Sinaï par Moïse. Il n’y a que les garants du code d’interprétation qui peuvent appréhender le Livre de génération en génération.


Cette somme invraisemblable d’efforts et de réflexions n’a pas empêché des millions de chrétiens, de musulmans et autres variantes sectaires, de s’emparer de notre TORAH écrite et, en s’arc-boutant sur ce qu’ils ont cru pouvoir en comprendre, ils ont fondé leur quotidien religieux en prenant de dangereux raccourcis.
Il leur est tout à fait impossible d’entrer dans notre texte, car ils n’en ont pas reçu les clefs. Ils ne peuvent que patauger en surface et ne faire que de méchantes éclaboussures. Ils sont tout à fait incapables de déchrysalider nos textes sacrés, car pour en comprendre le sens, la valeur, les secrets, encore eût-il fallu qu’ils disposent du logiciel de décryptage, nommément la Michna, la Guémara, mais aussi notre Midrach, nos Targoums, notre Tosefta…
Ces peuples orientent l’ordinaire de leurs convictions spirituelles au mieux sur une ignorance affligeante, au pire sur des contresens qui ont envoyé plus d’un juif au bûcher. Aujourd’hui, comme ce fut le cas hier, des foules de croyants pourfendeurs, au nom de leur credo, assassinent allègrement des juifs pour leur imposer la béance de leurs contrefaçons.


Afin de pouvoir aménager leurs falsifications ecclésiastiques sur un mortier plus solide l’Espagne inquisitrice, sous couvert de polémiques qu’ils appelaient savamment des « disputations », avait volé sous la torture aux sages d’Israël quelques sections de l’exégèse rabbinique. Aujourd’hui, une sorte de disputation très particulière court sur le Web. Du boute-en-train au boutefeu, chacun y va de sa chansonnette. Les surfeurs les plus habiles, s’emparent des cours de nos rabbins, de nos penseurs, les arrangent à leur sauce et les servent réchauffés en livres, essais et articles divers en oubliant dans leurs ardeurs de coucous, de citer leurs sources, en effaçant systématiquement de leurs attentions les mots « Juifs » et « Rabbins ».
Les nations aménagent leurs idéologies politiques antisionistes et antisémites en phagocytant des pages entières de notre TORAH sans jamais y comprendre le moindre mot. Elles ont des dogmes parfois même quelques intuitions religieuses, mais consciemment ou non, ce qu’elles recherchent dans le méli-mélo de leurs égarements, c’est la phrase ou le mot qui leur permettra de prétexter leur haine d’Israël.

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