Sarah JAKOUBOVITCH - Peintre et céramiste

  • La medisance
  • Les 12 tribus
  • Peregrination
  • Jonasz
  • La colere
  • Jerusalem
  • Sodome et Gomorhe
  • Don de la Torah
  • Jerusalem celeste
  • Le sepent
  • L'arrivee dans le desert
  • Jerusalem 2
  • La medisance
  • Les 12 tribus
  • Peregrination
  • Jonasz
  • La colere
  • Jerusalem
  • Sodome et Gomorhe
  • Don de la Torah
  • Jerusalem celeste
  • Le sepent
  • L'arrivee dans le desert
  • Jerusalem 2
Famille CHOURAKI Famille CHOURAKI

"Lekh Lekha" : La famille Chouraki vous le dit en musique

Il est rare de faire des rencontres exceptionnelles. Il est encore plus rare d'assister, en live, à la naissance d'une étoile et de vivre la certitude de l'immense talent que l'on a en face de soi. C'est cette double expérience que nous offre la famille Chouraki : Ilan (le père), Eden (la mère) et surtout Gabriel (le benjamin), violoniste virtuose de 16 ans.

Gabriel Chouraki, prodige de la musique en kippa et tsitsit : "Le bac, j'en fais mon affaire."


A l'hôtel Regency de Jérusalem, où Gabriel Chouraki est venu interpréter La Flûte enchantée devant une délégation francophone incluant l’adjoint au chef du cabinet de Nicolas Sarkozy, le ministre des Finances du Gabon, des parlementaires du Bénin et de la Côte d’Ivoire, des dignitaires venus de Suisse, de Belgique, du Luxembourg, des Antilles, d’Italie et du Brésil, il a laissé son auditoire pantois. Nul ne s'attendait à l'apparition sur scène de ce tout jeune homme blond au regard grave, d'une étonnante beauté, en kippa et tsitsit. Mais quand les premières notes ont surgi du violon, l'incrédulité a fait place à la stupeur. Sans partition, avec assurance et brio, Gabriel a enchaîné les trois mouvements du concerto n°3.

Ce n'était toutefois pas la première représentation de ce bakhour yechiva de Bnei Brak, qui étudie la guémara (Talmud) le matin et s'attelle au violon l'après-midi : il a donné en deux ans une quinzaine de concerts, au cours desquels il a notamment interprété Bach, Brahms, Kreisler, Massenet, Monti, Mozart, Rachmaninov, Saint-Saëns et Wieniawski. En octobre 2006, il a été sélectionné pour représenter Israël au « Concert de l’Enfance » à l’Unesco. Et en décembre 2007, il interprète Vivaldi (Le Printemps, Premier Mouvement) au Heikhal HaTarbout de Tel-Aviv avec l’Orchestre Philharmonique d’Israël, sous la direction d’Elie Yaffe.

"La yechiva Ahavat Aharon, où Gabriel étudie, ne voit pas d'inconvénient à ce qu'il passe autant d'heures à faire du violon, au lieu d'étudier la Torah. C'est une yechiva particulière : des jeunes de Tel-Aviv, que leurs parents laïcs envoient s'amuser sur la plage, viennent y étudier en cachette !" assure Eden.

Et le bac dans tout ça ? "Oh, j'en fais mon affaire", dit Gabriel, désinvolte. "J'ai un accord avec une étudiante de l'université qui me donne des cours de maths contre des cours de violon." Gabriel compte bien briller au bac comme sur scène, mais sans consacrer trop de temps à ce petit examen facile, qui est par ailleurs le cadet des soucis de ses maîtres rabbins.

Eden Chouraki : "Un rose-croix m'a dit qu'étant juive, je me trouverais dans le judaïsme"

Mais revenons-en au violon : comment Gabriel a-t-il pu aller aussi vite, et aussi loin ? Les regards se tourneront avec raison vers la maman. En vraie mère juive, Eden vous dira que son fils est le plus intelligent et le plus doué, mais là, il faut bien reconnaître qu'elle n'a pas tort. Eden ne se contente toutefois pas d'admirer son fils, le petit dernier de ses quatre enfants : elle a des idées, de l'imagination, l'esprit d'initiative, et ne rate pas une occasion de faire paraître Gabriel sur scène. Elle lui fait commencer le violon à l'âge de 10 ans, à raison d'une heure par jour. Il ne s'en plaint pas. Dans la lignée de son grand-père chef d'orchestre et de son père pianiste compositeur, Gabriel devient bientôt un grand musicien.

D'un tempérament passionné, Eden manifeste quant à elle un enthousiasme débordant pour Israël et le judaïsme : les fameuses "galères" que les olim français trop idéalistes s'étonnent de rencontrer n'ont pas eu raison de sa ferveur. Eden raconte avoir "fait techouva" en France, alors qu'elle essayait plusieurs voies spirituelles. "C'est un rose-croix qui m'a dit qu'étant juive, je me trouverais dans le judaïsme", raconte-t-elle. Trois jours après la techouva radicale d'Eden, Ilan Chouraki suit, avec la même conviction. Ils partent donc s'installer en Israël, à Raanana, à l'instar de nombreux francophones de la dernière vague d'immigration.

Pour Eden, c'est un retour aux sources d'une force extraordinaire, qui illumine son regard et habite ses paroles, la pousse à peindre et à écrire des poèmes à thèmes religieux, mais qui ne lui fait pas renier ses amours passés, notamment son amour du rock : "J'aime ce côté hétéroclite que nous avons dans la famille : le rock d'un côté et les tsitsit de l'autre, Stevie Wonder, mais aussi Mozart…"

Publié le 6 avril 2008 sur le blog : Artistes d'Israël

Évaluer cet élément
(1 Vote)
Connectez-vous pour commenter
Retour en haut

  1. Notre Top 10
next
prev

Catalogue

Blog

Publiez votre livre

On en parle...

Se connecter ou Ouvrir un compte